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Quand la révolution industrielle a commencé, le monde paraissait illimité aux yeux des occidentaux. La colonisation des amériques battait son plein et les ressources étaient pléthoriques.
Malheureusement, la terre est vraiment ronde et l'expansion humaine, couplée à ses besoins perpetuels de croissance, en a fait le tour. D'après l'ONU (Organisation des Nations Unies), nous surexploitons les écosystème et nous dégradons, d'une manière parfois irréversible, notre biospère : "Les écosystèmes sur lesquels reposent l'économie, l'agriculture, la vie (...) sont menacés d'une rapide dégradation, voire de disparition, si aucune action radicale n'est engagée pour les préserver"...
Évaluation
des écosystèmes par l'ONU
Mais que dire du climat ? Alors que nos crises actuelles (financières, économiques et bientôt sociales), causées par notre soif immodérée du superflu qui nous incite à vivre à crédit, commencent à boulverser nos modes de vie, nous continuons à prôner ce consumérisme qui est la source de toutes nos pollutions.
Les gaz à effet de serre que nous produisons quotidiennement modifient l'équilibre thermique de la planète, entrainant un dérèglement climatique qui va boulverser notre environnement naturel...
Si nous voulons diminuer radicalement la pression que nous exerçons sur notre biotope, nous devons remettre en cause les fondements même de la société actuelle.
Au niveau individuel, il nous faut commencer par revoir notre échelle des valeurs en dissociant l'être et l'avoir. Ne confondons pas le confort et le bonheur, et arrêtons d'écouter le message permanent de cette société qui nous fait croire que la félicité n'existe que dans l'acte d'achat...
Penser global, agir local...Que penser d'une société qui est capable d'envoyer un quidam sur orbite pour la simple raison qu'il est capable de payer son billet ?
Naturellement, notre maitrise technologique nous a permit de nous affranchir de bien des maux, comme le froid, la faim ou la douleur, mais le monde énergivore que nous avons construit va maintenant devoir faire face à une crise climatique sans précédent alors même que nos ressources énergétiques déclinent rapidement.
Le
prochain choc pétrolier (France Info)
Construire une économie locale nous permettra d'économiser de l'énergie et de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, tout en réactivant des liens sociaux de voisinage.
Au niveau alimentaire, le respect des saisons permet encore de réduire la pollution mais minimise la diversité des produits. C'est pourquoi il peut être intéressant d'instaurer un partenariat entre les producteurs et les consommateurs, comme dans le cas d'une AMAP (Association pour le Maintien d'une Agriculture Payanne)
Du côté de Butine, nous estimons qu'une ferme doit être capable de fournir des aliments aussi variés que des fruits et légumes, du fromage, des oeufs, de la volaille ou du pain. Il doit même être possible de trouver des conserves maison...
Une agriculture biologique...S'il est, de nos jours, assez courant de dénigrer l'agriculture “classique”, en la qualifiant d'intensive et de pollueuse, il faut garder à l'esprit les raisons qui l'ont conduite sur cette voie.
L'agriculture biologique, quant à elle, est un “concept global qui s'appuie sur le choix de valeurs comme le respect de la terre et des cycles biologiques, la santé, le respect de l'environnement, le bien-être animal, la vie sociale… C'est un mode de production agricole fondé sur un ensemble de techniques complexes excluant l'utilisation de produits chimiques de synthèse".
Fédération Nationale
d'Agriculture Biologique
Dans l'esprit Butine, être certifié Bio est donc un minimum, mais il faut respecter l'esprit fermier et continuer à "penser global"...
[Image du bandeau : ferme Butine]