J'y pense et puis j'oublie...
Agir est à la portée de tous, mais c'est souvent plus facile quand on n'est pas seul.
2975jours
À
la fin de l'année 1999, deux tempêtes d'ampleur exceptionnelle ont
traversé la france, ravageant des forêts et faisant plusieurs morts.
J'ai vu des cheminés tombées, des rangs d'arbres couchés, mais je n'ai
pas réagit...
Au début de l'été 2003, une canicule exceptionnelle s'est installée sur la France, causant le décès de plusieurs milliers de personnes en Europe. Bien que mon père, âgé de 80 ans à l'époque, ai vécu seul en appartement, je n'ai même pas pensé à prendre des nouvelles...
Par contre, j'ai commencé à m'informer sur le réchauffement climatique et ses conséquences...
Après plusieurs semaines, j'étais convaincu que nous étions devant un problème majeur...
Après plusieurs mois, je n'avais toujours rien fait...
Mais un beau matin, je me suis dit : "Comment puis-je espérer que les choses s'améliorent si je ne suis même pas capable d'agir moi même ?"
J'ai donc commencé par afficher un compteur sur mon site Vie Rurale pour m'aider à prendre conscience du temps qui passe...
Au début, j'ai pensé que le danger était tellement flagrand qu'il suffirait d'informer les citoyens pour que ceux-ci réagissent. Malheureusement, la réalité est tout autre et, si on écarte toutes les fausses excuses, la grande majorité des individus est plus intéressé par son pouvoir d'achat immédiat que par le changement d'ère climatique en cours.
J'ai donc reporté mes espoirs sur nos gouvernements en pensant que leur devoir était de nous prémunir des dangers à venir, mais j'ai rapidement compris que, dans une démocratie, les hommes politiques sont élus pour servir leurs électeurs. Et tant que le premier souhait de ceux-ci sera de "gagner plus", la seule réponse restera la recherche de "la croissance".
Reste l'action individuelle.
Mais que représente-t-on, seul, face aux bouleversements planétaires en marches ? Peut-on se contenter de trier nos déchets et de changer nos ampoules alors qu'il faudrait remettre à plat les fondements même de notre civilisation ?
Le plus simple serait bien évidemment de baisser les bras et de laisser notre bonne conscience nous trouver des excuses, mais que vaut notre existence si son confort repose sur la destruction des moyens de subsistance d'autres individus ?
Nous essayons donc, à notre échelle et avec nos moyens, de participer à la mise en place d'une vie collective qui permettra au plus grand nombre d'entreprendre les changements nécessaire à l'évolution de notre civilisation.
Mais les saisons passent et la courbe de la dégradation de notre biotope continue de s'infléchir dans le mauvais sens. Nous devons agir immédiatement et avec la plus grande énergie si nous voulons avoir le temps et les moyens de bâtir les fondations d'un nouvau monde...
[Image du bandeau : ferme Butine]